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Institut du Bon Pasteur

A Rome, le vendredi 8 septembre 2006, en la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, le cardinal Dario Castrillon Hoyos, Préfet de la Congrégation pour le Clergé, a approuvé par volonté du Saint-Père et au nom du Saint-Siège les statuts et la fondation de L'INSTITUT DU BON PASTEUR (Institutum a Bono Pastore) - une nouvelle communauté au service de l'Eglise.

L'institut du Bon Pasteur est une société de vie apostolique constituée de Droit pontifical (can. 589, 590, 731), c'est-à-dire qu'il relève directement de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et sociétés de vie apostolique et de la Commission Pontificale „Ecclesia Dei" du fait de son charisme spécial (can. 578, 586, 587

L'institut de droit pontifical relève directement du Saint-Siège et son supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de la communauté (can. 134,596). Il incardine ses membres prêtres et diacres. Il peut ouvrir des séminaires et appeler aux ordres mineurs et majeurs les candidats reconnus aptes au sacerdoce. Avec l'accord des ordinaires du lieu, il érige de nouvelles maisons et paroisses personnelles (can. 520, 733). Lors de l'érection de l'IBP le cardinal Jean-Pierre Ricard a été le premier à accueillir avec bienveillance la nouvelle fondation dans son diocèse de Bordeaux, en l'église Saint-Éloi, siège principal de l'Institut.

Les prêtres et les diacres de cette nouvelle œuvre apostolique et missionnaire, en pleine communion avec l'Eglise romaine, se réjouissent de la générosité avec laquelle la hiérarchie ecclésiastique a reçu leur demande de fondation de cet Institut. Le Saint-Siège a dédié l'Institut du Bon Pasteur à « l'usage exclusif de la liturgie grégorienne » pour la messe et pour tous les sacrements, selon « les quatre livres liturgiques en vigueur en 1962 » (Statuts II §2); c'est-à-dire le pontifical, le missel, le bréviaire et le rituel romain. La liturgie traditionnelle est déclarée « rite propre de l'Institut dans tous ses actes liturgiques » (Statuts I §2). Désormais, comme l'a souligné le cardinal Dario Castrillon Hoyos, « la forme extraordinaire du rite romain, qu'utilise l'Institut du Bon Pasteur, n'est plus seulement une question de permission mais un droit propre, qui se trouve encouragé par le Siège Romain».

Par ailleurs, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005 concernant la question de l'interprétation du Concile Vatican II, chaque membre est tenu selon ses propres capacités et ses profondes études à aider le Saint Siege à préparer l'authentique interprétation du Concile, dans l'esprit «d'une herméneutique de la continuité» avec la Tradition ininterrompue de la Sainte Eglise. La fidélité à la vérité nous oblige, en cas de nécessité, à ne pas éviter une «critique sérieuse et constructive», sans manquer de respect à «l'authenticité du Magistère» du Siege Romain. Tout membre de l'Institut s'engage personnellement dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l'Église (Statuts II §2).

L'Institut du Bon Pasteur est la réalisation pratique des demandes faites par Monseigneur Marcel Lefebvre auprès du Saint-Siège. Aujourd'hui cette société réalise les conditions des accords préparés en 1988 (de façon encore plus élargie) entre l'archevêque et le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque, le cardinal Joseph Ratzinger. Ces accords, n'ayant pu être conclus, avaient abouti au sacre des quatre évêques «auxiliaires» de la Fraternité Saint-Pie-X, sans la permission explicite du Vatican. Dix-huit ans après, ces accords ont été signés et deviennent un fait juridique par l'érection de l'Institut du Bon Pasteur. Le Saint Père Benoit XVI, qui était témoin de ces faits, désirant renforcer la communion au sein de l'Eglise et tout en donnant raison aux revendications des traditionnalistes, a manifesté sa volonté d'ériger l'Institut du Bon Pasteur pour servir l'Eglise catholique avec sa mission et son charisme particuliers.

L'Institut du Bon Pasteur est aussi l'un des outils de la volonté du Saint-Père exprimée dans le Motu proprio Summorum Pontificum. «Ce fait nous incline à préserver et protéger les richesses qui sont les fruits de la foi et de la prière de l'Eglise, et qu'on leur donne leur juste place» (Benoit XVI, Lettre aux évêques).

Instaurare omnia in Christo !


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